samedi 14 avril 2018

LINKY – Nous étions au colloque du 9 avril 2018, salle Victor Hugo

Le 9 avril, l'ARRP (Association des Riverains du Rond-Point) à Yerres (91), et l'association Fréquences Santé de Varennes sur Seine (77130) organisaient dans une salle de l'Assemblée nationale un colloque sur l'opposition citoyenne face au déploiement des compteurs capteurs communicants de type Linky, avec le concours des collectifs Rueil Santé et Stop Linky Nord Essonne, et de l'ARTAC (Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse) du Professeur Belpomme. Le Député Nicolas Dupont-Aignan, qui avait pu nous obtenir la salle, n'a pu faire qu'une brève apparition à la tribune, pris par d'autres obligations.

La salle comportait (avec la tribune) quelque 360 places, mais nous n'étions que 250 environ. En raison des menaces de grèves, certains ont peut-être renoncé à venir. Étaient présentes des personnes EHS, enveloppées dans de lourds habits, et même couvertes d'une résille de protection. Une partie importante des spectateurs venait de la région parisienne, dont ceux qui étaient venus par l'autocar affrété par l'association Fréquences Santé et l'ARRP.




Huit thèmes furent abordés.

¤ Analyse raisonnée zones d'ombre et désinformation organisée

¤ Dix articles de lois détournés

¤ Loi : législation et droits applicables. Actions en justice et défense légale.

¤ Médical : santé publique, reconnaissance de l'EHS, droit du travail et EHS.

¤ Technique : courant alternatif et CPL radiatif. Radiofréquences, électromagnétisme.

¤ Politique et économie : obsolescence et écologie ; où vont mourir les compteurs dont la propriété est usurpée.

¤ Victimes : souffrance des EHS, témoignages de brutalités physiques et dommages matériels.

¤ Le courage des Maires : vœux, motions, délibérations, recours gracieux.





Les exposés étaient clairs, malgré les ennuis techniques qui émaillèrent la réunion. Il est vrai qu'étaient présentes des pointures, comme Jean-Pierre Roy, conseiller juridique de Fréquences Santé, Christophe Léguevaques, avocat au cabinet Kexpressia, Alain Durand, Jean-Pierre Joseph de Grenoble,  le Docteur Jean Martouk (orthographe peut-être erronée, désolé) de Toulouse, Gérard Dieuzaide qu'on ne présente plus....

Des pistes intéressantes ont été soulevées, comme le droit de refuser l'entrée des ondes CPL au titre de l'intimité du ménage, ce qui à grande échelle pourrait bloquer tout le déploiement de ces machines aberrantes, non fiables, polluantes, de vie très courte, qu'on nomme les Linky. En effet, le CPL n'est pas seulement celui d'un seul CAPTEUR, mais celui de toute une grappe serrée autour de son concentrateur.

Il est prévu de diffuser le fil du colloque sous forme de fichier de présentation. Celui-ci est actuellement finalisé, car certaines informations ont été ajoutées au fil de l'eau pendant la séance.

Il fallait y être !
JC

jeudi 12 avril 2018

Qu'est-ce que le Linky ?

Linky est fabriqué, au moins au départ, par six entreprises.
Sagemcom en fera à Dinan
Maec, en fera autant à Lille et Cahors (ce sont deux entreprises françaises)
Il y aura aussi l'américain Itron, à Poitiers,
le suisse Landis + Gyr (filiale de Toshiba) à Montluçon,
l'allemand Elster à Estrées-Deniécourt  (Somme),
l'espagnol Ziv à Fontaine (Isère).



Atos Origin signe le logiciel interne grâce à sa filiale Atos WorldGrid (à Bezons, 95)

C'est un boîtier léger, de couleur peu engageante, et à la solidité suspecte. Déjà la génération précédente, blanche (tel le ZCD126 de Landys + Gyr), ne pèse pas lourd.

Non, il ne comporte pas de camera, comme certains partisans retors de l'appareil ont voulu en répandre le bruit pour discréditer ceux qui le relayaient : il comporte un clignotant indiquant son fonctionnement.

En revanche, s'il  ne prendra pas feu spontanément (matériau ininflammable catégorie M1) il pourra se mettre à brûler sous l'action d'un feu extérieur. Cela pourra occasionner l'émission de fumées toxiques. Déjà on déplore semble-t-il un mort occasionné par ce mécanisme peu fiable, peut-être deux. Il sera difficile d'en savoir plus.

Or, la coupe de l'appareil indique clairement qu'il ne comporte pas un vrai disjoncteur, mais un interrupteur une phase déclenchable soit par une surtension, soit par une sollicitation téléguidée. C'est un véritable danger, car de façon logique, c'est à pleine charge que l'électro-aimant le manœuvrant agira. 

Alors se produira presque à coup sûr un arc électrique, en particulier si phase et neutre ont été inversés par le poseur. A ce moment-là les risques d'extension à un véritable incendie sont grands. C'est bien ce à quoi nous assistons, depuis le commencement des poses, et malgré les précautions des "Autorités" pour que la publicité faite à "ces incidents" soit minimisée le plus possible.

Les départs de feu ? Il semble bien que désormais il y en ait plusieurs chaque semaine, avec les mêmes causes. Les compagnies d'assurance le confirment, comme a pu l'assurer un spécialiste à la tribune du colloque qui a eu lieu à la salle Victor Hugo de l'Assemblée nationale le 9 avril, à propos du Linky précisément.

Qu'est-ce que le Linky ? Laissons Monsieur Philippe Monloubou, président du directoire d'ENEDIS ex-ERDF, le définir lui-même :

« Linky est un CAPTEUR... qui nous permettra de devenir un opérateur de BIG DATA »



On ne saurait être plus clair. Linky n'est pas un compteur, même si une fonction annexe permet bien approximativement de lui prêter cet usage (il n'est pourtant pas homologué officiellement en tant qu'appareil de mesures). Linky est chargé, à des intervalles réglables au bon vouloir de l'opérateur, de recueillir des données sur des personnes qui ne sont plus des usagers du service public, mais de simples clients comme ceux de Facebook ou d'Amazon. La fameuse courbe de charge est une mine d'or.  Effectivement, elle permet (et c'est Bernard Lassus, cadre supérieur d'ENEDIS et directeur du programme Linky qui l'a démontré) de savoir exactement quand et pour combien de temps tel appareil bien précis a fonctionné chez vous. Avec un peu plus de subtilité, s'il s'agit d'un écran de télévision, en faisant corréler les fluctuations de consommation et les pics de musique et d'image des émissions, il sera même possible de savoir QUELLE chaîne, quelle émission est regardée. Impressionnant, non ?

Comme les appareils sont désormais tous pucés depuis environ 2010,  le CAPTEUR, éventuellement aidé du module ERL qui viendra le compléter un peu plus tard, saura exactement par échanges de données quel modèle vous avez chez vous, son âge... et ainsi aider "utilement" les constructeurs d'électroménager à solliciter les clients un peu avant l'arrivée fatidique de l'obsolescence programmée : elle est belle, la vie, tout de même !

Voilà qui sera intéressant. ENEDIS n'a absolument pas pris la peine de demander aux usagers l'autorisation de déposer des COMPTEURS en parfait état de marche (ces compteurs appartiennent même aujourd'hui aux communes), de les DÉTRUIRE (donc de les voler aux collectivités), et de les remplacer par des CAPTEURS approximatifs en métrologie, mais passionnants pour des acheteurs de données volées (elles aussi) sans vergogne. Donc ENEDIS va se faire beaucoup d'argent, sur des appareils que, à partir de 2021, les usagers vont largement payer (y compris les intérêts des sommes avancées) grâce à la TURPE. Une taxe fourre-tout à laquelle ces braves gens feront dire tout ce qu'ils veulent.

L'usager tente-t-il de s'opposer à ce remplacement à la hussarde ? Même s'il a de graves ennuis de santé, c'est lui qui sera menacé par les poseurs, ou par les "commerciaux" d'ENEDIS. Les témoignages sont légion. Y compris de l'auteur de ce billet. Il convient bien entendu de ne rien lâcher, puisque rien dans la loi n'oblige le citoyen à ACCEPTER ce nouvel appareil, même si Enedis a pour mission de le déployer. Heureusement, de plus en plus les citoyens sont devenus conscients de ces enjeux malgré le couvercle posé dans les médias par "les Autorités" pour éviter cette prise de conscience.

Une question très pertinente a même été posée le 9 avril par un intervenant de la salle, à Paris. De même que l'intrusion d'une personne dans l'intimité d'un ménage est interdite, de même celle d'ondes non sollicitées comme celles du CPL qui essaime sur plusieurs centaines de mètres (même si soi-même on n'a pas subi l'irruption d'un Linky chez soi), doit-elle être considérée comme répréhensible devant la loi.  Après tout, on appelle bien la police pour des tapages nocturnes !

Jean-Claude

jeudi 5 avril 2018

Le Linky communicant : ce qu'il faut savoir

C'était le 3 novembre 2017.

Ce jour-là Stéphane Lhomme se déplaçait à Poitiers, pour une conférence qui allait faire date. Il était en effet prévu à la fois de sous-titrer la conférence, et de la doubler par des opérateurs du langage des signes.

La salle s'est très correctement remplie (de 250 à 300 personnes, semble-t-il). Au premier rang, de nombreux sourds et malentendants avaient fait le déplacement.



Comme c'est presque la règle, la réunion a un peu débordé les horaires prévus, ce qui a obligé les organisateurs à ne pas inclure dans la vidéo le débat qui a suivi. C'était dommage, car certains points non abordés par le conférencier dans le courant de son exposé, ont été mis sur le tapis.

(Soit dit en passant, il faudra que je pose la question à l'organisatrice, Patricia, animatrice du grand collectif couvrant toutes les Deux-Sèvres : peut-on récupérer encore les propos qui se sont dits au cours de ce débat)

Bien entendu, j'étais présent. Depuis Nantes, ce n'est pas trop loin.

Il sera sans doute important de ne pas hésiter à poser des questions complémentaires. Quelques points de détails n'ont pas été abordés, tels que le défaut d'assurance pour tous les dégâts d'origine électromagnétiques (incendies, santé...)

Continuons ensemble !
Jean-Claude

mercredi 24 janvier 2018

Contre Linky, Paimboeuf remet le couvert

 
Nouvelle réunion d’information sur le compteur Linky

Réunion publique.

Organisateur : Collectif stop Linky Paimbœuf. 

Devant l'affluence massive du public lors de la réunion du 13 janvier, le collectif organise une nouvelle réunion en présence cette fois du maire de Paimbœuf. La question en débat : Faut-il accepter l'installation du nouveau compteur Linky ? Qui est responsable en cas de problème ? Comment refuser. 


Mardi 30 janvier, 18h, salle Cutullic, boulevard Dumesnildot, Paimbœuf. Gratuit. 









vendredi 29 décembre 2017

Réunion d'information à Paimbœuf

Les opposants au CAPTEUR Linky  de Paimbœuf nous communiquent cette information :


. réunion publique d'information .

le samedi 13 janvier à 10h 

au Centre socio-culturel Mireille Moyon 


34-38 boulevard Dumesnildot à Paimbœuf. 

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Le Linky ne passera pas ! 



stoplinkypaimboeuf@gmail.com

Nouveau collectif

dimanche 17 décembre 2017

(une action de nos amis de Libourne)

 Pour une réunion publique sur les compteurs LINKY avec Enedis, la société 5com et l'association Anti-Linky.

Auteur : Françoise Lagrenaudie
Créé le 29/10/2017

À l'attention : du Maire De Libourne: Philippe Buisson




Monsieur Le Maire,


Nous aimerions que notre Municipalité organise une réunion-débat avec la population très rapidement. Seraient conviés un représentant d’Enedis , l’entreprise ayant en sous-traitance l’installation des compteurs, le syndicat Départemental d’énergie électrique de Gironde (SDEEG ), le collectif anti-linky ainsi que les médias (presse et radios) afin que les personnes ne pouvant pas se déplacer soient informées.

Environ, 400 communes ont refusé ce nouveau compteur dont pour exemple : le Maire de Bayonne voir vidéo ci-dessous.

Le Président d’Enedis Mr Monloubou a déclaré, lors d’une réunion, face à des Parlementaires (voir la vidéo) : « on n'est pas habilité à forcer la porte des clients… ». Alors pourquoi ces compteurs sont-ils souvent posés de force ; le droit de chacun n’est pas respecté car il y a des pressions de la part des poseurs. Les compteurs extérieurs posent un gros souci car ils sont installés sans le consentement et pendant l’absence des propriétaires réfractaires.

De ce fait, afin de contrer cette pose, les habitants doivent faire établir par un huissier une sommation de ne pas faire, puis apposer celle-ci en évidence sur la porte du compteur. Malgré cela, il est très conseillé de blinder le compteur par des barres et des écrous inviolables .

Tout cela génère un coût. Mais où va-t-on ? Puisque les personnes concernées ont le droit de refuser. On est dans l’absurdité la plus complète alors qu’il est bien indiqué dans l’article de loi L341-4 au code de l’énergie qu’il faut l’accord du consommateur « Dans le cadre de l'article L. 337-3-1, ils garantissent aux fournisseurs la possibilité d'accéder aux données de comptage de consommation, en aval du compteur et en temps réel, sous réserve de l'accord du consommateur. »

On nous parle d’économie d’énergie, mais ce compteur intelligent à lui seul, jour et nuit, va consommer une certaine Energie ! Et puis, de nombreux Libournais se posent beaucoup de questions ; et cela crée un climat malsain, qui s’amplifie de jour en jour.

Quelques exemples : compteurs intrusifs ? radiations électromagnétiques émises ? compteurs ultra- sensibles faisant augmenter la puissance énergétique de nos compteurs ; d’où surcoût de facturation ? que vont devenir nos anciens compteurs, et l’écologie dans tout ça ? emplois supprimés ? lucratif pour de grands groupes industriels mais pour les particuliers ce n’est pas sûr ? les câbles électriques actuels, prévus pour du 50 Hertz sont-ils aux normes pour toutes les habitations à Libourne pour recevoir le compteur linky et ses 74000 Hertz, et si un incendie se déclare ; qui est responsable et surtout qui rembourse puisque les assureurs semblent déjà avoir pris la décision de ne pas rembourser en cas d’incendie lié au compteur Linky?

De plus, Enedis pourra faire du big data et récupérer les informations à l’insu de leurs clients sur leur mode de vie et ce qu’ils utilisent comme appareils électroménagers et à quelle heure, puisque chaque appareil a une signature électrique distincte . Voir la vidéo

La CNIL dit que ses recommandations ne sont pas respectées. Il serait urgent que nous soyons informés honnêtement. Beaucoup de Libournais tout comme moi, refuserons ce nouveau compteur sans avoir eu d’avantages d’éclaircissements. Je ne tolèrerai pas l’imposition de ce compteur s’il présente des inconvénients et des risques.

Monsieur Le Maire, bien que vous dites, que votre pouvoir de police ne vous permet pas de vous opposer à la pose des compteurs, du fait que la ville a transféré cette compétence au SDEEG ; la commune reste propriétaire des compteurs, et je suppose que vous avez un droit de regard.

Nous vous demandons d’interpeller celui-ci pour le bien-être et la tranquillité de vos administrés. Ceci devient un trouble à l’ordre public.

Chaque personne après information, doit être libre de son choix et les manières employées en ce moment par les poseurs sont inacceptables.

Dans l’urgence de la situation ; cette lettre-pétition est approuvée et signée par un petite partie de vos administrés mais sachez que prochainement, pourront se rajouter de nombreuses signatures.

Nous sommes assurés d’avance que vous prendrez ce courrier en considération, et que vous serez sensible à l’inquiétude des Libournais.

Avec nos remerciements anticipés, veuillez agréer, Monsieur Le Maire, l’assurance de nos sentiments respectueux .

Françoise Lagrenaudie


vendredi 27 octobre 2017

Le collectif 44 contre Linky communique

Sollicités par un journaliste pour une entrevue, nous avons préféré rédiger un communiqué : cela peut éviter que des phrases mal interprétées ne soient retranscrites de façon moins claire ou plus équivoques. Cela peut éviter aussi que certains points, pour nous importants, ne soient omis. Ce communiqué n'a semble-t-il pas été diffusé par le quotidien qui nous avait pressentis. Afin que ce travail ne soit pas perdu, nous en rappelons ici la teneur. Ce n'est pas si court, parce que le sujet demande à être bien clarifié, et qu'il n'est pas si simple.


COMMUNIQUÉ de PRESSE concernant les « Compteurs 

communicants », par le collectif 44 contre Linky

 
L'appareil nommé Linky est parmi ce qu'on appelle les "compteurs communicants" le plus en avant, parce que c'est lui qui est prévu dans le plus grand nombre de cas (trente-cinq millions de CAPTEURS, selon le mot bien précis de Monsieur Philippe Monloubou, président du directoire d'Énédis). Énédis est l'une des sociétés nées de l'éclatement d'EDF. Celle-ci reste la société-mère, à la fois multinationale et propriété à 80% de l'État actionnaire. Enédis gère le réseau moyenne et basse tension en France, à hauteur de 95% du réseau. Elle est filiale d'EDF à 100%. Quel que soit le fournisseur d'électricité, c'est Énédis qui gère le courant depuis les gros transformateurs haute tension de RTE (Réseau de Transport d'Électricité, les autoroutes du courant en quelque sorte) où le courant excède 50 000 volts, jusqu'à la sortie du disjoncteur principal chez l'utilisateur final qui, s'il est un particulier, se contente du 220 volts normalisé à 50 périodes par seconde (50 hertz).  (la précision a son importance)

Il était important de dresser le décor. En fait c'est RTE, pas ENEDIS, qui régularise les apports (centrales, barrages, etc) et les utilisations, puisque le courant, en gros, ne peut pas se stocker : on travaille toujours à flux tendu entre production et consommation, quitte à vendre à l'étranger à certaines heures les excédents, et à acheter à d'autres heures les besoins inassouvis. D'où une régulation à l'échelle européenne, qui tient compte des décalages horaires de consommation et de production (voir le solaire ou l'éolien par exemple).

Par une sorte de passe-droit, Enedis dit se croire obligée d'imposer la pose de CAPTEURS, qui lui donneraient une vision instantanée des consommations liées à des utilisations type lave-vaisselle, lave-linge, télévision, et j'en passe. Selon ses dires elle serait en mesure de couper (à pleine charge donc) certains appareils consommant trop à l'heure choisie par elle, sans se préoccuper du fait que cela puisse les endommager, en particulier au redémarrage. Un lissage qui peut coûter bien cher. De plus, la courbe de charge si elle est assez fine (chaque appareil présente un profil particulier de démarrage et de consommation électrique) permet de tout savoir de vos habitudes de vie, ce qui pose de grosses interrogations liées à l'intimité.

Paradoxe, elle dit ne procéder qu'à une seule communication par jour (correspondant au stockage des mesures fines prises, pour être significatives, toutes les demi-heures, voire plus souvent encore), alors que des mesures de champ électromagnétique prises par un spécialiste attestent que le dialogue entre le CAPTEUR et le concentrateur qui le relaie au bord de la rue, à hauteur d'homme, est quasi-continu. Pour influer sur le rapport production-consommation, ces dialogues ne peuvent être que continus, effectivement. Par le CPL, tous les voisins en profitent, d'ailleurs : il n'y a aucune barrière.

En fait, si l'on se réfère aux directives européennes, ou même à la loi dite “de transition énergétique” française censée retranscrire ces directives, ce changement d'appareil n'est pas aussi impératif. Les “anciens” compteurs permettent tout aussi bien de connaître sa consommation et ses fluctuations, il suffit d'un papier et d'un crayon. C'est bien pourquoi, devant une commission d'enquête parlementaire de l'Assemblée Nationale du 2 février 2016, monsieur Monloubou déjà nommé a avoué qu'il ne pouvait pas imposer ces appareils.

https://www.youtube.com/watch?v=VXtPsC4ZKH0

Cela n'a pas empêché Énédis d'être formidablement impérative envers les poseurs (mal formés) des sous-traitants chargés de la pose. Bris de clôtures, coupures de chaînes, presque rien ne doit les arrêter.




Nous n'inventons hélas rien.

Qu'en est-il de la situation présente ?

Quatre cent dix sept communes, de la plus petite à une ville comme Aix en Provence, se sont prononcées contre le Linky à ce jour. Seules quelques-unes, bizarrement parmi les plus petites, ont été assignées pour des procès. Procès sur la forme le plus souvent, le fond est plus long à traiter.

Des citoyens ont porté plainte contre des poseurs (et réciproquement le plus souvent) : le plus emblématique a été gagné ces jours-ci sur le fond par le pompier de l'île de Ré agressé chez lui. La Cour a reconnu de sa part la légitime défense de son bien. D'autres procès on été gagnés également.

Des capteurs posés sans autorisation ont été depuis remplacés par des compteurs plus anciens, soit par ordre judiciaire, soit comme en Ile et Vilaine par le préfet lui-même parce que la vie de quelqu'un était en danger. Témoignage direct devant tout un auditoire dont nous-mêmes, d'un des acteurs militants du drame. Vu les évènements des dernières semaines, il semble bien que la Justice constate la valeur et la légitimité des recours et des résistances.

Rien n'est joué ; mais pour les promoteurs de ces atteintes manifestes à la vie privée, ce n'est toujours pas gagné. Qu'ils se rassurent : la résistance ne faiblira pas. Il y a peu, nous étions présents pour animer la création – maintenant effective – du comité anti-Linky de Saint Nazaire. Très bientôt ce sera le tour de Piriac. Désormais, sur toute la France ces collectifs ou associations sont des centaines, et ils se serrent les coudes.

Cela n'empêche pas le collectif nantais de s'appliquer à distribuer des prospectus et à discuter avec les personnes qui les prennent, souvent avec plaisir et attention. Il faut dire que nous avons le témoignage de personnes qui ont des soucis avec ces nouveaux capteurs, et qui ont basculé dans l'électro-hypersensibilité. Ainsi de cette dame de Bouguenais, qui ne réussit plus à dormir la nuit qu'au moyen de puissants médicaments, et qui souffre désormais d'une santé très précaire. Elle ne savait même pas qu'il était installé, et c'est par hasard qu'elle a constaté la substitution. Si elle va chez des amis, elle sait très vite s'ils ont un de ces nouveaux CAPTEURS : s'ils sont encore épargnés, au bout de deux heures environ les maux de tête disparaissent, et reviennent quand elle retourne chez elle. Que ne ferait-on pas, pour éviter ce gros désagrément à d'autres personnes ?

Rappelons aussi que ces nouveaux appareils, au lieu de 60 ou 70 ans de bons et loyaux services, seront à changer au bout d'une quinzaine d'années (sans doute à nos frais), bien moins pour ceux qui seront à l'extérieur. Quel gâchis écologique de voir ces anciens appareils, en parfait état de marche, remplacés par ces produits bon marché ! Les collectivités locales en sont propriétaires, c'est une sorte de vol qui s'opère ainsi pour des préoccupations uniquement économiques au bénéfice de grandes entreprises, et rien qu'elles. Quid, bien entendu, des anciens appareils ? Seront-ils recyclés intelligemment ? Le doute reste bien présent, faute d'assurances réelles.

A propos d'assurances, il a été décelé à maintes reprises des départs d'incendies en raison de poses incorrectes, mais aussi des bris d'appareils ménagers "tués" par les CPL émis par les nouveaux CAPTEURS, et leurs impulsions par salves perturbant le courant 50 hertz d'alimentation tout au long des fils des logements. Différentes sources indiquent que les réassureurs, donc les assureurs directs, ne prennent pas en compte les désagréments nés des ondes électromagnétiques.


Il faut souligner qu'ENEDIS assure toujours que ses CAPTEURS ne rayonnent pas plus que les compteurs classiques, et que par conséquent tout est bien : de nombreuses mesures effectuées par des bénévoles le confirment. La question n'est pas là : c'est LE RÉSEAU des fils non blindés qui rayonne.

Rappelons que le CPL (courant porteur en ligne) du Linky émet ces ondes d'un bout à l'autre des réseaux, jusqu'à la veilleuse du bébé ou le réveil électrique. Sa portée théorique est de deux kilomètres environ, pour le CPL G3 installé maintenant : même si la traversée de murs l'affaiblit, il est encore suffisamment agissant au niveau d'un immeuble entier, ou d'un petit pâté de maisons. Il s'agit bien entendu de tous les CPL émis par tous les compteurs, donc il peut se créer des interférences, des “nœuds” et des “ventres” dans le profil de l'onde induite, ce qui augmente encore la nuisance. Il reste “dans les normes”, parce que celles-ci en France sont cent fois supérieures au niveau maximum préconisé par les scientifiques indépendants.

La raison en est simple : les chercheurs officiels français ne tiennent compte que de l'échauffement causé par “l'effet antenne” sur le corps, et pas du tout de l'impact perturbant des salves électromagnétiques sur les cellules elles-mêmes, en particulier les cellules nerveuses. Cet impact effectif est en effet aussi divers que les humains, donc les résultats diffèrent : ce qui ne serait pas « scientifique » puisque non totalement reproductible. Un peu facile et léger ! C'est pourtant le discours qui fut tenu en 2016 par un chercheur, co-responsable selon ses dires des normes françaises, devant un parterre de témoins dont nous étions.

Ajoutons, à titre indicatif, que cette migration forcée vers des CAPTEURS pour lesquels les utilisateurs n'ont pas signé de contrat engendre un coût : ENEDIS assure que c'est gratuit. En fait, des taxes ont déjà augmenté significativement, et l'intention de facturer désormais non des KWh, soit la puissance effectivement consommée, mais des KVA, assure grâce au fameux cosinus Phi une confortable augmentation automatique de 15 à 30 % environ. Cela dépend des appareils branchés, chez lesquels la perte en influx magnétique est plus ou moins forte, en particulier au démarrage. Malgré tout, en raison du fait que ces appareils seront vite en fin de vie (au plus 15 ans, mais sans doute bien moins à l'extérieur), ces augmentations de collecte de fonds ne suffiront pas à couvrir le déploiement : les premiers appareils posés seront déjà à changer très probablement, alors que les derniers seront à peine posés.

En tout état de cause, EDF avec ses filiales ne rentrera pas dans ses frais, et les utilisateurs seront perdants sur tous les plans. Le seul “bénéficiaire” sera le BIG DATA, ces mégadonnées qui font saliver de grands groupes pour des raisons diverses. Les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft ) et d'autres comme les NATU (Netflix, Airbnb, Tesla et Uber) se frottent les mains. Eux savent déjà traiter ces données, au prix de consommations effrénées de courant électrique (l'équivalent de 30 centrales nucléaires dans le monde) : la ferme d'ordinateurs (datacenter) la plus puissante de Google, déjà, comporterait un million d'ordinateurs (les opérateurs sont discrets là-dessus). Ce sera bien entendu aussi au prix de la perte de notre vie privée. Sommes-nous prêts à ce sacrifice POUR RIEN ?

collectif 44 contre Linky