lundi 20 février 2017

Smart, vous avez dit « smart » ?

Smart



On avait déjà la Smart, la petite voiture maline qui se faufile partout.

On a le Smartphone, élégant et si futé…

On a failli avoir le « smart meter », comme les américains appellent leur « compteur intelligent ».

Mais voilà, Enedis, qui veille beaucoup sur sa com, a récemment décidé, en douce, de peaufiner son image, pour ne pas trop mettre la puce à l’oreille aux clients qui pourraient s’avérer eux aussi intelligents…

Alors, vous l’avez peut-être remarqué, depuis quelque temps on ne dit plus « intelligent » mais « communicant », ça fait moins peur…

On ne dit plus « compteur », mais « capteur », mais là c’est peut-être moins bien joué de la part de l’intelligent Enedis, on verra bien…

Toujours est-il que ces glissements sémantiques en apparence (seulement) insignifiants sont très significatifs. Surtout ne pas effrayer les français.

Alors faisons un petit tour par le dictionnaire d’Oxford pour voir ce qui se cache derrière le « smart meter » (le compteur intelligent, euh pardon « communicant »), les « smart grids » (les réseaux électriques intelligents) et la « smart city » (qu’Enedis vient de rebaptiser, mais ça a beaucoup moins de charme, non ?) « ville de demain » ?




1-Smart (adjectif)

-intelligent, vif rapide, qui ne perd pas de temps (c’est vrai, Enedis ne perd pas de temps avec le déploiement précipité du Linky)

-ingénieux, astucieux, malin, futé (tiens, tiens..)

-retors, roublard (ouh là là !)

-qui aime faire des affaires (pas possible !!)

-qui profite de la situation (vous exagérez !)

-a smart talker = un beau parleur, qui sait embobiner…)

-a smart transaction : une transaction égoïstement intelligente, à la limite de la malhonnêteté)

-sans scrupule




2-Smart (verbe)

-qui fait mal (douleur)

-qui provoque une douleur vive, cuisante, qui brûle (incendies !!)

-qui provoque une détresse aigue, liée par exemple à la déception ;

une douleur liée à quelque chose qu’il va falloir payer, ou dont il va falloir payer les conséquences (non, ça ne peut quand même pas s’appliquer au Linky ! Si ? Vous êtes sûr ?)

-smart money = l’argent de la pénalité, de l’amende

-You shall smart for this ! = Il vous en cuira / Vous me le paierez ! / Vous allez vous en souvenir !




Recherche faite par Erick Williamson (Collectif Stoplinkyouest49)

dimanche 12 février 2017

L'ami Krohonde en libre-service partout avec la 5G ?

L'agence nationale des fréquences (ANFR) prépare des expérimentations en vue d'un passage progressif à la 5G dans quelques années, avec une très forte augmentation du nombre de connexions ET des débits passant dans « les tuyaux » . Cela sera particulièrement significatif, si se poursuit la volonté de disposer de « voitures autonomes ».

Si les antennes relais actuelles étaient transposées à la 5G (3 à 30 GHz, au moins 20 fois plus élevée en fréquence, en moyenne, que la 4G actuelle), le résultat serait tout simplement létal. L'équivalent d'un four à micro-ondes généralisé en champ libre.

C'est pourquoi il semble que l'agence se dirige vers un essaimage encore bien plus grand de micro-émetteurs-récepteurs densifiant de manière incroyable le brouillard d'ondes déjà dense actuel. Au départ, ces micro-émetteurs seraient en 4G, puis progressivement ils seraient passé en 5G.

Les opérateurs divers commenceraient-ils à apprécier (hum) le fiasco en devenir du déploiement du Linky ? C'est pourquoi ils veulent passer en finesse. Cela rappelle déjà la façon dont les émetteurs Gazpar ne sont installés que dans une seconde phase après le changement des compteurs vers des appareils compatibles, émettant mécaniquement des impulsions lisibles par l'émetteur caché dans le boîtier jaune.

L'opposition sera alors bien moins grande, le passage d'un émetteur à l'autre se faisant sans que ce soit immédiatement visible. Il faut dire que déployer quelque chose comme un million de nouvelles antennes peut amener de rudes luttes.

Espérons que, prévenus, nous saurons nous armer techniquement pour déceler ces changements et savoir les dénoncer. Les électro-hypersensibles nous diront merci. Les petits enfants également, qui dans quelques années plus tard développeraient toujours plus des pathologies multiples et assez souvent mortelles. Et quid des gonades des jeunes en âge de procréer ? 

Les économies d'énergie également apprécieront qu'on s'oppose à ce gaspillage tellement bénéfique pour les actionnaires des industriels électriques et autres. Quand des personnages inscrivent leurs discours sur « la Transition Énergétique », ne serons-nous pas tenter de les prendre pour des clowns ? Certes, si on les laisse faire, transition il y aura, vers tellement pire.

En tout cas, il semble que l'expérimentation, pour le moment, se cantonnerait aux « mobiliers urbains » Decaux de la ville d'Annecy, si l'on en croit Next Up. Prenons conscience de ce nouveau DÉFI dès maintenant.

samedi 11 février 2017

Du compteur bleu, au capteur de vie privée

Code de la construction et de l'habitat

Sous-section 6 : Accès des opérateurs de gestionnaires de réseau de distribution de gaz naturel et d'électricité aux compteurs de gaz naturel et d'électricité
Pour l'application des articles L. 322-8 et L. 432-8 du code de l'énergie, les propriétaires ou, en cas de copropriété, le syndicat représenté par le syndic permettent aux opérateurs des distributeurs de gaz naturel et d'électricité et aux opérateurs des sociétés agissant pour leur compte d'accéder aux ouvrages relatifs à la distribution de gaz naturel et d'électricité.

Code de l'énergie

Section 2 : Les missions du gestionnaire du réseau de distribution

Sans préjudice des dispositions du sixième alinéa du I de l'article L. 2224-31 du code général des collectivités territoriales, un gestionnaire de réseau de distribution d'électricité est, dans sa zone de desserte exclusive, notamment chargé, dans le cadre des cahiers des charges de concession et des règlements de service des régies :
1° De définir et de mettre en œuvre les politiques d'investissement et de développement des réseaux de distribution afin de permettre le raccordement des installations des consommateurs et des producteurs ainsi que l'interconnexion avec d'autres réseaux ;
2° D'assurer la conception et la construction des ouvrages ainsi que la maîtrise d'œuvre des travaux relatifs à ces réseaux, en informant annuellement l'autorité organisatrice de la distribution de leur réalisation ;
3° De conclure et de gérer les contrats de concession ;
4° D'assurer, dans des conditions objectives, transparentes et non discriminatoires, l'accès à ces réseaux ;
5° De fournir aux utilisateurs des réseaux les informations nécessaires à un accès efficace aux réseaux, sous réserve des informations protégées par des dispositions législatives ou réglementaires ;
6° D'exploiter ces réseaux et d'en assurer l'entretien et la maintenance ;
7° D'exercer les activités de comptage pour les utilisateurs raccordés à son réseau, en particulier la fourniture, la pose, le contrôle métrologique, l'entretien et le renouvellement des dispositifs de comptage et d'assurer la gestion des données et toutes missions afférentes à l'ensemble de ces activités.

Section 2 : Les missions des gestionnaires de réseaux de distribution

Sans préjudice des dispositions du sixième alinéa du I de l'article L. 2224-31 du code général des collectivités territoriales, un gestionnaire de réseau de distribution de gaz naturel est notamment chargé, dans le cadre des cahiers des charges de concession et des règlements de service des régies mentionnés au I du même article L. 2224-31 :
1° De définir et de mettre en œuvre les politiques d'investissement et de développement des réseaux de distribution ;
2° D'assurer la conception et la construction des ouvrages ainsi que la maîtrise d'œuvre des travaux relatifs à ces réseaux, en informant annuellement l'autorité organisatrice de la distribution de leur réalisation ;
3° De conclure et de gérer les contrats de concession ;
4° D'assurer, dans des conditions objectives, transparentes et non discriminatoires, l'accès à ces réseaux ;
5° De fournir aux utilisateurs des réseaux les informations nécessaires à un accès efficace aux réseaux, sous réserve des informations protégées par des dispositions législatives ou réglementaires ;
6° De réaliser l'exploitation et la maintenance de ces réseaux ;
7° D'exercer les activités de comptage pour les utilisateurs raccordés à son réseau, en particulier la fourniture, la pose, le contrôle métrologique, l'entretien et le renouvellement des dispositifs de comptage et d'assurer la gestion des données et toutes missions afférentes à l'ensemble de ces activités.


- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :-


Essayons de traduire. Jusqu'à présent ce que nous appelions les compteurs d'eau, de gaz et d'électricité étaient ce que le code de l'énergie appelle des dispositifs de comptage.


En revanche, si monsieur Monloubou, président du directoire d'Enedis,  parle de capteurs, ce ne sont plus des compteurs, c'est lui qui l'avoue. Entre un compteur dont le but est de facturer une prestation énergétique, et un capteur qui est par définition un témoin intime de la vie privée, il y a la différence entre deux types de contrats, qui n'ont plus grand-chose à voir. Une telle différence entre ces deux types de contrats interpelle sévèrement.
 
On ne PEUT PAS refuser la pose d'un compteur (en cas de dysfonctionnement du précédent), raisonnablement on PEUT refuser un capteur qui est tout autre chose : c'est comme refuser un modèle de voiture doté de climatisation, alors qu'on ne veut pas de ce type d'aménagement. Qu'en disent les juristes ?
 
Jean-Claude

St Herblain – Les citoyens ont répondu "Présents" à Stéphane Lhomme

Ce 10 février, la salle du Vigneau, à Saint Herblain,  accueillait Stéphane Lhomme, celui qui a lancé l'alerte du Linky et des capteurs connectés – ce que les médias, toujours espiègles, traduisent par "compteurs intelligents". Mais elle accueillait aussi le Grand Témoin, Patricia Véniel, qui a remué tout son département, les Deux-Sèvres.

Surtout, au Vigneau, ce sont quelque deux cent cinquante citoyens responsables qui sont venus en apprendre plus sur ce que Philippe Monloubou, Président du directoire d'Enedis, appelle des capteurs de BIG DATA. Deux cent cinquante citoyens enthousiastes, qui posèrent maintes questions pertinentes. On ne détaillera pas ce qui s'est dit, le contenu de ce site en est l'écho à chaque nouveau fait, à chaque nouvelle avancée de cette lutte pour notre avenir et surtout celui des générations qui viennent.



Auparavant, Stéphane Lhomme avait été interviewé par Philippe pour le compte d'Alternantes : le résultat de cette entrevue sera sûrement très intéressant. Brièvement les représentants de Santé Solidarité, l'association nationale qu'on ne présente plus, ont apporté quelques précisions sur leurs activités souvent vitales. Puis en quelques mots le collectif 44 Contre Linky a indiqué ses objectifs, avant de passer la parole à Stéphane Lhomme. 



Aidé de quelques diapos, il a brossé un tableau de ce que sont ces capteurs, et démontré amplement combien leur implantation partout allait pourrir la vie de tous (quand ce n'était pas déjà commencé), pour un bénéfice dont des documents publics, mais adressés aux entreprises, ont montré qu'il n'était manifestement que pour elles. Multinationales, start-ups, y trouveront largement leur miel si une démarche citoyenne globale ne vient pas freiner leurs ambitions démesurées.

Puis sont intervenues les questions (forêt de mains levées) auxquelles Patricia, forte de ses expériences parfois difficiles à Niort a répondu avec précision et gentillesse. Il aurait sans doute fallu deux fois plus de temps, pour répondre à toutes les interrogations – dont certaines se recoupaient, bien sûr.

Vu le nombre de personnes qui ont souhaité rester en contact avec nous, et continuer à être informées, c'est un nouvel élan dans l'opposition à ces capteurs à la fois nuisibles pour les citoyens et leurs familles, et inutiles (en rapport avec les pauvres arguments des pro-Linky). Les industriels devront réviser leurs ambitions, c'est incontestable, malgré les immenses pressions qu'ils opèrent sur les élus, locaux et nationaux.

Rappelons que jeudi prochain 16 février, une nouvelle réunion d'information et débats aura lieu à Champtoceaux, où des intervenants de 44 Contre Linky seront présents. Nous en reparlerons.

vendredi 10 février 2017

Collecter les collectifs anti-Linky à Treffieux (44)

Nous étions nombreux hier soir à Treffieux. Tous les collectifs pressentis étaient là. Cela a permis de fructueux échanges.

En particulier on notera que grâce à ces échanges, le tableau de références sur ce blog a été considérablement enrichi et mieux classé.

Entre nous, même des détails ont été mis en commun dont nous soupçonnions pas l'existence. En particulier on notera les différences de fond, d'esprit, et de forme entre la directive européenne relativement raisonnable, et une loi dont on peut soupçonner (c'est aux juristes de s'en assurer sans doute) qu'elle n'a été écrite que dans le but de satisfaire les appétits de certaines grandes entreprises, plutôt même que pour transposer la directive.

Un indice apporte un jour inquiétant : la loi française va plus loin, bien plus loin que les préconisations de Bruxelles, en faisant fi par exemple des considérations de coût-rentabilité. Là-dessus, l'Allemagne et d'autres ont été bien plus prudentes, sans pour autant être taxées d'"enfants pas sages" par la Commission. Même souci à propos des taux de radiations pour lesquels la France s'en tient "scrupuleusement" au minimum imposé. D'autres pays font bien mieux, et sont nettement plus attentifs à la santé des personnes.

Il faut dire qu'EDF, par exemple, est un acteur international important qui peut se prétendre au-dessus des lois quand il ne s'ingénie pas à les écrire lui-même. En France, la proportion d'anciens élèves de l'X parmi l'élite peut inciter à y penser.C'est d'ailleurs au point que le syndicat des Industriels de l'électricité et du gaz a pignon sur rue à Bruxelles aussi. Il est devenu probablement plus influent même que l'autrefois toute-puissante UIMM.

Pour conclure, cette réunion volontairement peu structurée a permis à chaque collectif de s'exprimer, de raconter ses joies et ses déboires, et repartir revigoré par le sentimet qu'en se groupant, on avance ; et aussi qu'en face, on constate une certaine panique.

Continuons !

JC

jeudi 9 février 2017

Rappels de réunions contre Linky du côté de la Loire-Atlantique

Le calendrier est assez serré.

Ce soir 9  février à Treffieux, et sauf ennuis de dernière minute, envoient des délégations les collectifs de

— La Meilleraye de Bretagne

— Les Soudanais Inquiets

— Pont-Péan 

— Nantes-Métropole

— Claye

— Chartres-de-Bretagne





Cela leur permettra de confronter leurs expériences, leurs méthodes, leurs combats particuliers, en public.




Demain soir ce sera le tour de Saint Herblain d'accueillir à la salle du Vigneau , outre tous ceux qui peuvent venir, Stéphane Lhomme de Saint Macaire (33), qu'on ne présente plus bien entendu, et Patricia Véniel, qui depuis longtemps déjà se bat contre les compteurs intelligents à Niort (79).



Jeudi prochain 16 février, c'est à son tour Champtoceaux (49), en voisin proche,  qui nous accueillera pour une belle réunion publique.




Nous aurons à cœur de mettre à jour ensemble tout ce que nous savons sur la question, et qui progresse avec les outils de défense juridique et autre de plus en plus pointus pour contrer efficacement le rouleau compresseur des chasseurs de données (puisque en fait il n'y a que CELA qui les intéresse).

Continuons à démontrer combien c'est notre position qui est la bonne, face à des désagréments majeurs voire funestes comme en novembre à Chartres de Bretagne.

lundi 6 février 2017

Compteurs : captez, captez, il en restera toujours quelque chose



Sans les consulter (surtout pas!), des Industriels Internationaux Indignes Irresponsables et Insatiables ont décidé de surveiller tous les citoyens à un point de « finesse » terrible et dangereux.
 
Ils ont chargé leurs porteurs de « bonne parole » (les lobbyistes) de démarcher les responsables politiques (le plus souvent non élus) afin que ceux-ci décident de la façon dont les 99 % de la population seront mangés. Ils ont semble-t-il des moyens de persuasion très efficaces : la preuve, le Conseil européen (les ministres des 28, quoi, NOS ministres) ont chargé les irresponsables (par décret) fonctionnaires européens de pondre un texte « communautaire ». Celui-ci a aussitôt été traduit en loi (d'autres mettent beauuuuuuucoup plus de temps à se voir relayés), et la loi a été votée AU VU DE TOUS.... le 17 août 2015 (t'as vu ? t'as pas vu ? tant pis). 

 
 
 
A GORGE DÉPLOYÉE

Et voilà ENEDIS, filiale à cent pour cent d'EDF, qui par son monopole de fait à 95 % gère tout ce qui concerne la moyenne et basse tension en France, en charge de déployer PARTOUT un « nouveau » compteur électrique. C'est vrai quoi, les compteurs actuels, sauf accidents, durent 60, 70 ans : c'est intolérable, au pays de la pérennité combattue. Au moins les nouveaux, pour peu qu'ils soient dehors dans des conditions difficiles, dureront dix fois moins la plupart du temps. Quant aux anciens, on les recyclera, paraît-il. Il est vrai qu'eux sont le plus souvent en métal, pas en plastique.

Pour plaire à « ces messieurs » qui font la pluie et le beau temps à Bruxelles, les compteurs (ceux que Philippe Monloubou* appelle « capteurs » désormais) transmettront leurs données directement à EDF, mettant 10 000 personnes, chargées de relever les indices, au chômage. Pour assurer cette transmission, les appareils émettront sur les fils électriques tout simplement, par impulsions très fréquentes mais brèves, sur la fréquence de 60 à90 KHz, polluant gravement l'institutionnel 50Hz qui éclaire, chauffe, fait tourner. Il prétend même le faire, sans demander aux usagers à signer un nouveau contrat. Trop facile, très cavalier même. Si cela ne s'appelle pas une dégradation majeure et volontaire de service public....

Ces courants porteurs en ligne ou CPL (tout le quartier en bénéficiera, puisque leur portée théorique est de 2 Km dans les deux sens (vers un concentrateur, mais aussi vers LES habitations proches) seront donc collectés par 750 000 concentrateurs sur tout le territoire, et eux passeront un coup de fil par téléphone portable (ou l'équivalent) à M'sieu EDF, qui pourra en retour donner des directives aux compteurs (« Change de contrat, bloque le courant... ») sans se déplacer. Je ne vous dis pas déjà toutes les ondes multiples que cela procure, avec des conséquences prévisibles sur les humains, les animaux, les végétaux (eh oui), et les appareils pas du tout conçus pour un tel matraquage.

 
 
 
CHEZ LES AUTRES AUSSI

Pour la bonne bouche, il faut préciser que des scénarios similaires excepté le CPL (là il n'y a pas de transmissions de l'opérateur vers le compteur, d'où simplification) sont déjà en cours pour le gaz, et pour l'eau. Là, on va rire : jouant fin les opérateurs changent le compteur pour un autre presque pareil, mais « compatible ». Sauf que le compteur gaz ancien, si on toque avec le doigt, fait pom pom, le nouveau paf paf paf (de la camelote). Puis, sans prévenir personne, par exemple à l'occasion d'un dernier relevé « à pied », l'émetteur (2400 MHz pour le gaz, comme les réémetteurs électricité, 868 MHz pour l'eau, et muni d'une pile) est fixé sur le compteur mécanique. En même temps pour le gaz, des réémetteurs sont installés sur les réverbères (1 sur 3), alors que l'eau utilise des réémetteurs placés sur des immeubles, des clochers, des châteaux d'eau. Pour ces réémetteurs les communes ont d'ailleurs le droit de refuser, ce qui bloque l'installation.

 
SANTÉ BAFOUÉE, INTIMITÉ RAVAGÉE

Résultat ? De plus en plus de personnes basculent dans l'EHS, l'électro-hypersensibilité, qui peut occasionner des résultats très graves, comme des syncopes ou des migraines irrémédiables. Particularité : quand les ondes ne sont plus là, les maux disparaissent mais la sensibilité reste. 
 
Quant aux enfants, c'est pour dans dix, vingt, trente ans qu'il faut s'interroger dès maintenant sur les pathologies souvent graves, parfois mortelles qu'ils vont probablement développer. Des chercheurs étatsuniens disent maintenant que c'est confirmé,  au point de préconiser le changement de catégorie OMS de 2B à 2A.
 
Côté prestataires, désormais, ils sauront tout de vous : quand vous prenez un bain, quand la télévision fonctionne (et même quelle chaîne, quelle émission vous regardez), quand vous brossez vos dents si la brosse comporte un capteur (mais si, les brosses électriques!), quand il vous faut changer le petit... Plus fort, ces indications, ils pourront les donner, voire les vendre (vu les contrats d'assurance?), ou les livrer à la police. Philippe Monloubou*, président du directoire d'ENEDIS, ne s'en cache pas : « Je suis un opérateur de BIG DATA, et je vais bénéficier de trente-cinq millions de CAPTEURS ». On peut imaginer la masse énorme de données que cela représente, donc le coût des « fermes de serveurs » qui devront les traiter.


DES ÉCONOMIES QU'ILS DISAIENT : TU PARLES !

Récapitulons. Les capteurs Linky ne sont pas seulement mécaniques, ils prendront du courant pour traiter les données. Ils incluent une sorte de petit ordinateur embarqué, qui consomme du courant. Plus que le disque mécanique des compteurs actuels. Ils émettront en direction de (tout le monde, en fait), et les 750000 concentrateurs qui récupèreront les données consommeront du courant pour retransmettre ces données aux grands réémetteurs régionaux ou nationaux en ajoutant au trafic des téléphones cellulaires. Les fournisseurs vont donc stocker et traiter, catégoriser, d'où ces fermes de serveurs qui consomment énormément, chauffent énormément (certains envoient assez de chaleur pour chauffer des gymnases).....

Ces grandes envolées d'installations sont incluses dans « la loi de transition énergétique » chargée de FAIRE DES ÉCONOMIES. Où sont les économies ? Ah oui, chez les releveurs des compteurs, qui désormais pointeront à Pôle Emploi, belle réussite.
« Contre nous de la tyrannie

L'étendard sanglant est levé.... »

Certes, il n'est plus sanglant, mais les résultats sont tout aussi meurtriers à long terme. Et on reprocherait aux CITOYENS de ne plus tout accepter ?

Pour le collectif 44 Contre Linky,

Jean-Claude